Le premier numéro de la lettre d'information de l'Institut INSPIRE paraitra en septembre prochain.
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"EXAPTATIONS" sera désormais le nom de votre lettre d’information sur le biomimétisme, l’économie circulaire, l’économie de fonctionnalité et sur la recapitalisation écologique. Pourquoi avoir affublé cette "infolettre", comme disent les québécois, d’un aussi curieux nom? L’exaptation est un concept utilisé en biologie de l’évolution. Pour faire face aux changementsde leur environnement, les organismes vivants ont deux possibilités. La première consiste à s’adapter, en modifiant leur apparence, leur métabolisme, ou leur comportement. Si cette réponse est la plus connue, elle n’est possible qu’à travers un processus lent et graduel. La seconde se trouve dans l’exaptation, qui consiste à utiliser autrement, ou pour une autre fonction, un organe ou un atout préexistant. Exemple: les "poissons" qui sont sortis les premiers de l’eau pour conquérir les continents n’ont pas vu des pattes leur pousser un beau matin. Ils n’ont pas non plus commencé à ramper sur leurs nageoires, qui auraient été des organes bien inadaptés pour se déplacer sur la terre ferme. Non:des pattes, ils en avaient depuis longtemps, mais elles leur servaient à se déplacer au fond de l’eau puisque tel était leur mode de vie et leur niche écologique. L’exaptation est souvent avancée par les paléontologues pour expliquer ce qu’on appelle des "sauts évolutifs", sortes d’accélérations brutales dans l’évolution du vivant.
Aujourd’hui, dans un contexte d’épuisement rapide des ressources naturelles et de dégradation inquiétante des services rendus par les écosystèmes, nous avons besoin d’une évolution rapide de nos modes de productions et de consommation.
Dans le cadre de l’Année internationale de la biodiversité, le Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, organise, en 2010, trois sessions de formation et sensibilisation à destination des entreprises.
Pourquoi et comment intégrer la biodiversité dans la stratégie de mon entreprise?
Ces sessions de formation ont vocation à présenter l'outil d'auto-évaluation élaboré par le ministère afin que les entreprises puissent évaluer, elles-mêmes, leur interdépendance vis-à-vis du vivant et développer une nouvelle stratégie d'entreprise. Elles auront lieu :
- A Paris le 15 septembre 2010 de 9h00 à 12h30 - A Lille le 28 septembre 2010 de 13h30 à 17h00 - A Bordeaux le 5 octobre 2010 de 9h00 à 13h30
Journées animées par Emmanuel Delannoy, Directeur de l’Institut INSPIRE
Vous trouverez les adresses des lieux de formation dans le programme à télécharger ici.
Une étude de l'économie des écosystèmes et de la biodiversité pour les entreprises
Un nouveau rapport publié le 13 Juillet 2010 montre que les chefs d'entreprises des pays en développement, riches en biodiversité s'inquiètent de la disparition du «capital naturel ». Un PDG sur quatre (en Amérique Latine et en Afrique) considère que l'appauvrissement de la biodiversité est une menace pour la croissance économique. En Revanche, moins de 20 pour cent de leurs homologues d'Europe de l'Ouest partagent leurs inquiétudes.
Selon une autre étude récente, également reprise dans ce rapport, un nombre croissant de consommateurs (60 pour cent des personnes interrogées en Amérique et en Europe et plus de 90 pour cent au Brésil) se préoccupe de l'appauvrissement de la biodiversité. Plus de 80 pour cent des consommateurs interrogés ont déclaré qu'ils n'achèteraient plus les produits des sociétés dont la politique d'approvisionnement ne se préoccupent pas d'éthique.
Ces résultats montrent que les dirigeants qui ne réussiront pas à intégrer la gestion durable de la biodiversité dans leurs projets d'entreprise seront de plus en plus dépassés sur le marché.
Valérie LETARD, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, a signé le 1er juillet dernier, une convention visant à structurer la filière « biodiversité et services écologiques » avec l’Atelier Technique des Espaces Naturels (GIP-ATEN) et l’Association nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes (AFPA).
Si l’on connait bien les métiers liés à la nature dans les espaces protégés (parcs, réserves conservatoires, etc), la plupart des nomenclatures et référentiels métiers-emplois identifient mal ou pas, les autres métiers qui font pourtant aussi partie de la filière biodiversité.
Il s’avère par conséquent urgent de mieux connaître ce vivier d’emplois, les compétences et les formations pertinentes afin de mieux valoriser les métiers stricto sensu, les professionnels qui ont d’ores et déjà choisi d'en faire leur métier, mais aussi les demandeurs d’emploi qui souhaitent les exercer.
Alors que les Nations Unies ont proclamé 2010 "Année internationale de la biodiversité", pour sa cinquième édition, le Prix étudiant EpE-Metro met la biodiversité à l'honneur.
Le prix EpE-Metro a fait donc appel aux étudiants et récompensé ceux qui ont apporté les éléments de réponse les plus argumentés, les plus audacieux et les plus originaux à la question : "Biodiversité : que faut-il faire ? La protection de la biodiversité apparaît aujourd’hui comme l'enjeu environnemental majeur aux côtés de la lutte contre le changement climatique. Que recommanderiez-vous aux entreprises, aux maires et aux consommateurs pour que leurs activités et leurs projets préservent, voire développent, cette biodiversité ?"
Cinquante-neuf étudiants de toute la France ont remis des rapports examinés et sélectionnés par un jury composé de membres d’entreprises, d’universitaires et d’un représentant de Metro, et présidé par le botaniste Jean-Marie Pelt. Les trois finalistes ont présenté leur solution à l’oral.
Le président du jury, Jean-Marie Pelt, a souligné la qualité du travail des étudiants et s’est réjoui que l’écologie soit passée en quelques années du rang de "discipline marginalement sympathique" à un élément central de la réflexion des entreprises, des collectivités et des citoyens.
Organisés par le Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de la Mer (MEEDDM) et l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME), en partenariat avec le Crédit coopératif et l'association Orée, les Prix Entreprises & Environnement récompensent chaque année depuis 1987 les bonnes pratiques et réalisations respectueuses de l'environnement.
Ce concours national est ouvert à toutes les entreprises françaises, grandes et petites, de tous secteurs d'activité.
L'édition 2010 intègre deux nouvelles catégories :
« Biodiversité et entreprises » qui comporte quatre mentions : produit pour la biodiversité, meilleure démarche de gestion de site, meilleure initiative de sensibilisation, idée pour la biodiversité, catégorie crééeà l'occasion de l'Année Internationale de la Biodiversité.
« Innovation dans les écotechnologies » récompensant les entreprises de ce secteur (eau, déchets, air, sols, performance énergétique, énergies renouvelables, etc.) qui ont mis sur le marché une innovation, produit, procédé ou service, ayant permis de faire progresser significativement une filière.
Jacques Weber, économiste, biologiste et anthropologue, est membre du Comité de Veille Écologique. De la nappe en tissu au fromage, en passant par la charcuterie, il nous donne une vision générale de la biodiversité et des services qu’elle nous rend, tout en nous expliquant le rapport entre cette diversité et la crise économique actuelle.
INSPIRE se donne pour mission d’accompagner les entreprises et les territoires dans le déploiement d’une nouvelle stratégie qui créera plus de richesses et de bien-être sans accroître la consommation de ressources naturelles.