Lancement de l’année de la biodiversité : Conférence d’Hubert Reeves, le 3 novembre 2009, à l’UNESCO

Siège de l'UNESCO à ParisSur l’ensemble de la planète, la biodiversité – la diversité de la vie, depuis les bactéries jusqu’aux plantes, depuis les espèces jusqu’aux écosystèmes – est en déclin. En quelques décennies, les altérations et les destructions causées par l’homme aux écosystèmes naturels – en particulier les forêts primaires, les forêts tropicales, les zones humides, les mangroves, les lacs, les rivières, les mers et les océans – ont crû à un rythme inquiétant. On estime que le nombre des espèces connues – et nous sommes loin de les connaître toutes – a décliné d’environ 40% depuis les années 1970.


Depuis 2000, les forêts primaires ont perdu 6 millions d’hectares par an. Près de 20% des récifs coralliens ont été détruits, du fait, notamment de la pollution et de la surpêche. 25% des espèces connues auront peut-être disparu d’ici à 2050. Nombre scientifiques pensent que la Terre est près de connaître une phase d’extinction de masse.

La complexité de ces aspects a été reconnue dans son ensemble en 1972 lorsque l’UNESCO lança deux initiatives pionnières : la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel qui institua qu’écosystèmes naturels et des paysages appartenaient au patrimoine commun de l’humanité et le Programme l’homme et la biosphère (MAB) qui conduisit à la création de Réserves de biosphère, 553 dans 107 à ce jour, avec trois fonctions qui se renforcent l’une l’autre : conservation, développement durable et soutien à la recherche et à l’éducation. La biodiversité est un bien public global, comme il fut reconnu 20 ans plus tard, en 1972, par la Convention sur la biodiversité (CDB).
Les trois objectifs de cette convention sont la conservation de la diversité biologique, son utilisation durable et le partage juste et équitable des bénéfices liés à l’usage des ressources génétiques.

Dans le cadre de ces événements, le 3 novembre 2009 de 17h à 18h30 au Siège de l’UNESCO, Hubert Reeves participera à la prochaine Conférence UNESCO du futur, un cycle de rencontres organisé par le programme de prospective de l’UNESCO. Il nous fera part de ses vues sur les dangers encourus par l’humanité si la biodiversité continue de diminuer.
Astrophysicien canadien, ancien conseiller à la NASA et vulgarisateur de renom, Hubert Reeves s’est très tôt aperçu de la rareté de la vie dans l’univers, comme il l’a exprimé, entre autres, dans Mal de Terre (2003).

Plus d’informations sur le site de l’UNESCO :
Site de la biodiversité :
Informations sur le programme l’Homme et la Biosphère (MAB France) :

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