Les recherches sur le bioplastiques sont lancées

altNouvelle impulsion dans le domaine de la production industrielle biochimique : en juin a été créée une chaire consacrée à la recherche sur les bioplastiques à l’Ecole des mines de Paris (Mine Paris Tech), en partenariat avec Nestlé, Schneider Electric, PSA Peugeot Citroën, L’Oréal et le chimiquier Arkema. Même si la production de plastique issus de matières premières végétales (maïs, pomme de terre…) est déjà effective, ce nouveau produit ne représentent qu’1% du marché mondial. Ces sacs permettraient d’économiser 30 à 80% des GES en fonction de la matière première choisie pour la production, quant à leur atout majeur, il est de évidemment de proposer une solution alternative à la production de plastique à base de pétrole. Le prix des hydrocarbures est en effet voué à augmenter à nouveau (le prix du baril avait atteint 150 $ en juillet 2008, il est redescendu à 65 $ actuellement), cette tendance est d’autant plus inéluctable que cette ressource fossile s’épuise.

Mais il faut être prudent : de même que les agrocarburants, les bioplastiques ont plusieurs inconvénients : d’abord leur prix est 2 à 4 fois supérieur à celui de leurs homologues tirés du pétrole, leurs caractéristiques techniques sont moins performantes (la résistance par exemple) et leur fin de vie reste problématique (si certains sont biodégradables, ils le sont dans des circonstances spécifiques).
Leur introduction massive sur le marché aurait donc deux effets contre productif du point de vue écologique et économique : d’abord la tendance étant à l’éradication des sacs plastiques au profit des sacs réutilisables, leur introduction risquerait d’infléchir cette tendance vertueuse, ensuite, il serait nécessaire d’adapter la filière recyclage, ce qui engendrerait un coût certain.

De plus les bioplastiques rencontrent, au stade actuel de fabrication, le même problème que les biocarburants : ils utilisent comme matière première des cultures destinées au marché alimentaire. A ce stade l’espace agricole qui leur est dédié représente moins de 0,1 % des surfaces cultivées européenne. Mais dans l’avenir, à l’image des biocarburants de 2ème génération, les chercheurs, et spécifiquement ceux de la Chaire de l’école des Mines, cherchent à produire du bioplastique à partir de biomasse (bois, déchets agricoles, algues…), ce qui annihilerait une grande partie de ses inconvénients actuels. C’est pourquoi les recherches dans ce domaine s’intensifient, y compris dans la R&D des entreprises. Akerma a même créé un journal web (e’nov mag) destiné à la promotion de nouvelles technologies dont les bioplastiques. L’avenir du fameux plastique se jouera donc dans les années à venir.

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