De l’inversion des raretés…
Les ressources autrefois abondantes sont aujourd’hui de plus en plus rares et coûteuses. C’est le cas bien sûr des ressources naturelles fossiles (hydrocarbures, métaux, …), mais aussi de l’eau douce et de certaines ressources considérées comme renouvelables parce qu’issues du vivant, mais pour lesquelles la demande augmente plus vite que la capacité des écosystèmes à les produire.
Dans le même temps, des ressources autrefois rares ou difficiles d’accès sont devenues abondantes et aisément mobilisables. Il s’agit de la connaissance, de l’information (et de la vitesse à laquelle elle circule désormais) et du travail (ou plutôt de la capacité de travail).
… A la prochaine révolution industrielle
Ce changement de paradigme crée les conditions d’une nouvelle révolution industrielle. Dans ce nouveau contexte, les gagnants de demain ne seront pas ceux d’hier, et les décisions prises aujourd’hui seront déterminantes.
Cette nouvelle révolution industrielle repose sur une stratégie de découplage qui permettra de dissocier la création de richesses de la consommation de ressources naturelles. Elle sera fondée sur un nouveau contrat avec la nature, parce que nous aurons compris qu’il y a plus d’opportunités que de contraintes à comprendre le vivant pour nous en inspirer et à en respecter les règles pour mieux nous y épanouir.
Pour anticiper efficacement les changements en cours, il est essentiel de mobiliser les savoirs, de les transmettre et de les rendre opérationnels, pour relever les défis suivants :
- Accroître, dans des proportions considérables, la productivité des ressources naturelles, notamment en appliquant les principe des “3R” (Réduire, Réutiliser, Recycler), mais aussi par l’innovation dans les procédés de fabrication et dans les modes d’utilisation,
- S’inspirer des formes et des fonctions du vivant, pour innover durablement et créer les conditions d’une économie circulaire, par opposition à l’économie linéaire (Prélèvement, utilisation, rejet) qui représente actuellement le mode de fonctionnement dominant. A ce titre, le bio-mimétisme, la bio-inspiration et l’éco-conception seront des moteurs pour l’innovation technologique ou organisationnelle,
- Mettre en place une économie de fonctionnalité, reposant sur la valorisation de l’usage et du service rendu, et changer ainsi de mode de création de richesses,
- Ré-investir dans le capital naturel, pour restaurer la pleine fonctionalité et le potentiel d’évolution des écosystèmes dont nous dépendons.

























